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Visites de zoos et comptes-rendus

Visites de zoos et compte-rendus

 

 

Le zoo d'Atlanta se situe dans l'Etat de Georgia, aux Etats-Unis, et héberge quelques 1500 animaux de 220 espèces différentes sur 16 hectares. J'ai eu la chance de visiter le zoo d'Atlanta, accompagné de Mélissa, le jeudi 5 septembre 2013 lors de notre étape dans ce zoo à l'occasion de notre tour du monde Chengdu Pambassador. Nous avons été accueillis par Rebecca Snyder, conservatrice des mammifères, Heather Roberts, une des soigneuses des pandas et connue pour avoir accompagné Mei Lan en Chine, et Amy Allagon, une autre soigneuse.

Par ailleurs, un événement a été organisé le jour de notre visite de 11h à 13h par le zoo d'Atlanta, l'agence de presse chinoise Xinhua, et la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding), événement lors duquel nous avons présenté notre aventure Chengdu Pambassador aux visiteurs autour d'un jeu de questions/réponses, tout en répondant à leurs questions nombreuses et intéressantes sur le panda géant.

 


Entrée du zoo d'Atlanta - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Interaction avec les visiteurs du zoo d'Atlanta - 5 septembre 2013 - © Xinhua

 

L'histoire du zoo d'Atlanta a commencé en mars 1889 lorsqu'un homme d'affaires a acheté un cirque ambulant en faillite et qu'il a donné les animaux à la ville d'Atlanta. Les dirigeants de la ville ont alors opté pour un hébergement des animaux dans le parc de Grant (Grant Park), qui est encore aujourd'hui le lieu d'implantation du zoo.

En 1985, le zoo a été privatisé avec la création d'une organisation à but non lucratif. Cette date marque le début d'une période de 20 ans durant laquelle le zoo a été restauré pour remplir les standards d'un zoo moderne.

 


Plan du zoo d'Atlanta, les installations des pandas sont cerclées de rouge - © Zoo Atlanta modifié par Jérôme POUILLE

 

Lun Lun et Yang Yang sont arrivés au zoo d'Atlanta le vendredi 5 novembre 1999 depuis Beijing où ils ont embarqué à bord d'un Boeing 767 UPS cargo. La compagnie UPS a sponsorisé le transport des pandas mais a aussi donné 625 000 USD au zoo pour construire et entretenir l'habitat des pandas.

 


Arrivée de Lun Lun et Yang Yang à Atlanta - © Zoo Atlanta

 

Terry Maple, alors directeur du zoo d'Atlanta, a été l'un des moteurs des discussions avec la Chine pour une coopération entre le zoo d'Atlanta et Chengdu, avec pour aboutissement le prêt de deux pandas au zoo d'Atlanta. « Les pandas sont la créature la plus charismatique au monde » déclarait alors Terry Maple. « Nous ne sauverons jamais les pandas si nous ne les comprenons et ne les connaissons pas ».

Terry Maple a entamé les négociations dès 1984, l'année où il a pris la tête du zoo d'Atlanta. En 1998, il a signé un accord avec la Chine pour le prêt des deux pandas Lun Lun et Yang Yang pour une durée de dix ans.

 


Terry Maple, l'acteur indispensable du zoo d'Atlanta pour la venue de Lun Lun et Yang Yang
© Zoo Atlanta

 

Le zoo d'Atlanta a débuté son programme de recherches sur les pandas géants dès mars 1997, soit deux ans avant l'arrivée des pandas, et les premières études ont été menées par Rebecca Snyder à la base de Chengdu et au zoo de Chengdu. Trois principaux thèmes de recherche ont été explorés : le comportement maternel chez les pandas captifs, notamment la relation mère/enfant et l'importance de cette expérience sociale précoce pour le développement du jeune et son acquisition de compétences comportementales ; la recherche comportementale et notamment le processus comportemental du développement du jeune panda durant ses deux premières années de vie ; et enfin le comportement reproducteur des pandas captifs adultes. A noter que Lun Lun et Yang Yang, alors jeunes pandas à Chengdu, étaient inclus dans le pool de pandas objets des deux premiers thèmes de recherche scientifique.

Rebecca Snyder a donc observé et étudié Lun Lun dès l'âge de 3 semaines et Yang Yang depuis sa naissance lorsqu'ils étaient à Chengdu, avant leur transfert à Atlanta. Aujourd'hui, Rebecca Snyder travaille toujours au zoo et est conservatrice des mammifères hors primates. Elle continue à avoir une relation privilégiée avec les pandas et est l'experte "panda" au zoo d'Atlanta.

Après le retour de Rebecca à Atlanta, le zoo a envoyé Sarah Bexell à Chengdu notamment pour examiner la possibilité d'établir un département d'éducation à la conservation à la fois au zoo de Chengdu et à la base de Chengdu. Cette initiative était la première du genre en Chine, aucune autre institution zoologique chinoise n'ayant à cette époque de département d'éducation à la conservation. Dès l'an 2000, deux personnes ont été identifiées à la fois au zoo de Chengdu et à la base de Chengdu comme éducateurs. C'est le début à Chengdu, à la fois au zoo et à la base des pandas, de nombreux programmes d'éducation à la conservation, dont j'ai détaillé lors de mes chroniques en Chine le contenu actuel et les perspectives futures de l'éducation à la conservation dans ces deux institutions (lire ma chronique du 29 mai 2013 ; lire ma chronique du 20 juin 2013 ; lire mes chroniques des 2, 23 et 24 juillet 2013).

 


Sarah Bexell (au centre) a aidé la base de Chengdu et le zoo de Chengdu à établir leur propre département d'éducation à la conservation
Les deux premiers éducateurs étaient Luo Lan (à gauche) à la base de Chengdu et Hu Yan (à droite) au zoo de Chengdu
© Zoo Atlanta

 

Sarah Bexell travaille d'ailleurs toujours depuis en partie au département d'éducation à la conservation de la base de Chengdu.

 

La femelle Lun Lun est née le 25 août 1997 à la base de Chengdu ; sa mère est Bing Bing, encore en vie et actuellement hébergée à la Vallée du panda à Dujiangyan (Chine), une antenne de la base de Chengdu. Lun Lun a été séparée de sa mère Bing Bing à l'âge de quatre mois et demi. Le mâle Yang Yang est né le 9 septembre 1997 également à la base de Chengdu. Sa mère est Ya Ya, qui vit actuellement au zoo de Chengdu. Yang Yang a été élevé par sa mère jusqu'à l'âge de 13 mois.

 


Lun Lun et l'aîné (connu sous la lettre A) de ses jumeaux nés le 15 juillet 2013
Photo du 30 juillet 2013 - © Zoo Atlanta

 


Le mâle Yang Yang, dans son enclos intérieur - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Dès mars 2005, alors que Lun Lun était âgée de 7,5 ans, elle a été inséminée artificiellement avec du sperme de son compagnon Yang Yang, après l'échec d'un accouplement naturel (lire l'article). Mais Lun Lun a alors connu une pseudo-gestation qui n'a abouti sur aucune naissance (lire l'article).

En mars 2006, Lun Lun a de nouveau été inséminée et a donné naissance à son premier petit le 6 septembre 2006 (lire l'article). Presque vingt jours après la naissance, soit le 25 septembre, le petit a été ôté à sa mère pour son premier examen vétérinaire (lire l'article). Après un vote sur internet (lire l'article), le petit a été nommé Mei Lan, ce qui signifie "beauté d'Atlanta", à l'occasion de son 100ème jour (lire l'article). A noter qu'au départ Mei Lan avait été déterminée comme étant une femelle, mais lors de son transfert en Chine en février 2010 (lire l'article), les experts de Chengdu se sont rendus compte qu'il s'agissait en fait d'un mâle. Mei Lan vit actuellement à la base de Chengdu, d'où sont originaires ses parents.

 


Mei Lan à la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant - No.2 Panda house - 29 mai 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le 28 août 2008, le Dr Sam Rivera, vétérinaire au zoo d'Atlanta, annonçait qu'elle avait réussi à pratiquer une échographie sur la femelle panda Lun Lun et fait rarissime, que cette échographie avait montré la présence d'un fœtus. Deux jours plus tard, Lun Lun a donné naissance à son second petit le samedi 30 août 2008 à 22h10 heure locale (lire l'article). Après un vote sur internet, le jeune mâle a été officiellement nommé Xi Lan qui signifie "joie d'Atlanta" (lire l'article). Le mâle Xi Lan, aujourd'hui âgé de 5 ans, vit toujours au zoo d'Atlanta.

 


Echographie de Lun Lun le 28 août 2008 qui montre la présence d'un fœtus - © Zoo Atlanta

 


Cérémonie lors de laquelle Xi Lan a reçu son nom, le 8 décembre 2008 - © Zoo Atlanta

 


Les 100 premiers jours de Xi Lan

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Le 13 juin 2010, Lun Lun est à nouveau inséminée, après une nouvelle tentative d'accouplement naturel sans succès. Et les vétérinaires ont pu observer une nouvelle fois la présence d'un fœtus chez Lun Lun, entraînée à admettre les échographies sans anesthésie, les 21, 25, 26 et 27 octobre 2010 (lire l'article). Première mondiale, les vétérinaires ont pu observer le fœtus en 4 dimensions par échographie le jeudi 28 octobre 2010 (lire l'article). Le zoo avait en effet loué un appareil pour pratiquer des échographies en 4D (c'est-à-dire qui fournit des images en 3D qui peuvent être pivotées dans l'espace) et ainsi accéder à un niveau de détail jamais observé pour un fœtus de panda géant. Le 3 novembre 2010, Lun Lun a donné naissance à son troisième petit (lire l'article), un mâle qui sera nommé le 15 février 2011 "Po" en hommage au personnage principal du film d'animation Kung Fu Panda 2, Dreamworks ayant effectué un don à l'établissement pour contribuer au programme de conservation des pandas (lire l'article). Le mâle Po vit toujours au zoo d'Atlanta et s'apprête à fêter ses trois ans.

 


Echographie montrant le fœtus en quatre dimensions - Cliché du 28 octobre 2010 - © Zoo Atlanta

 


Lun Lun et Po, le jour de la naissance - © Zoo Atlanta

 

Po, dans l'enclos intérieur - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le 15 juillet dernier (2013), Lun Lun a donné naissance à des jumeaux, une première à Atlanta, après une nouvelle insémination artificielle au printemps dernier (lire l'article). Deng Tao, un soigneur de la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding) que nous avons pu rencontrer lors de notre visite, assiste les soigneurs locaux. Le zoo d'Atlanta devient le troisième zoo hors de Chine à élever des jumeaux pandas, après le zoo Adventure World à Shirahama (Japon) et le zoo de Madrid (Espagne).

 


Les jumeaux, le 7 août 2013 - © Atlanta zoo

 


Les jumeaux, le 30 août 2013 - © Atlanta zoo

 

Lun Lun n'étant capable d'élever qu'un seul petit à la fois, un des jumeaux reste avec sa mère tandis que l'autre est placé en couveuse ; et les soigneurs alternent régulièrement les petits afin que chacun puisse bénéficier des soins et du lait maternels. Le jour de notre visite, les jumeaux étaient âgés de 52 jours, et le petit qui n'était pas avec sa mère était dans une grande caisse spécialement conçue pour lui, car à cet âge il n'a plus besoin d'être en couveuse.

 


L'un des jumeaux, le jumeau "B", qui est le plus jeune - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Pendant que l'un des jumeaux est avec sa mère, l'autre reste dans une caisse spécialement aménagée et dont l'humidité et la
température sont contrôlées - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le zoo d'Atlanta héberge donc actuellement six pandas : Lun Lun, Yang Yang, Xi Lan, Po, et les jumeaux nés sans année sans nom. C'est la population la plus importante de pandas hors de Chine. Xi Lan, âgé de 5 ans, et Po, âgé de 3 ans, devraient retourner très bientôt en Chine, sans doute avant la fin de l'année, libérant ainsi de l'espace au zoo d'Atlanta pour les jumeaux.

Le zoo ne disposant que de deux enclos extérieurs et deux enclos intérieurs, tous les pandas ne peuvent être exposés en même temps, ce qui s'avère encore plus vrai avec les fortes températures car aucun panda ne peut rester à l'extérieur. Lun Lun n'est pas visible du public puisqu'elle s'occupe de ses petits et seuls deux pandas parmi Yang Yang, Po et Xi Lan sont exposés simultanément. Le jour de ma visite, il s'agissait de Po et Yang Yang. 

 


Le mâle Yang Yang, dans son enclos intérieur - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Po, dans l'enclos intérieur - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 

A noter que le contrat de location d'une durée initiale de 10 années a été prolongé de 5 années en 2009.

L'enclos des pandas au zoo d'Atlanta a coûté 7 millions $ (USD) et comprend un bâtiment principal auquel sont rattachés deux enclos intérieurs et trois enclos extérieurs dont seulement deux sont visibles des visiteurs. Les enclos intérieurs sont de petite taille et comprennent une structure pour grimper. De nombreux objets d'enrichissement sont offerts au quotidien aux pandas, le zoo d'Atlanta est notamment connu pour ses hamacs que les pandas affectionnent. Les enclos extérieurs sont de tailles inégales, et comportent plate-formes, arbres et rochers.

 


 

Entrée du secteur des pandas au zoo d'Atlanta, sponsorisé par la Fondation de la famille Arthur M. Blank - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Bâtiment dans lequel les visiteurs ont accès aux deux enclos intérieurs - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 

L'un des deux enclos intérieurs, occupé le 5 septembre 2013 par Po - © Jérôme POUILLE

 

Le second des deux enclos intérieurs, occupé le 5 septembre 2013 par Yang Yang - © Jérôme POUILLE

 

Vues sur les deux enclos extérieurs visibles du public, vides le jour de ma visite à cause des fortes chaleurs - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le zoo d'Atlanta participe toujours activement à la recherche scientifique pour faire avancer les connaissances sur l'espèce. Douze sujets principaux de recherche sont conduits par le zoo d'Atlanta, en coopération avec la base de Chengdu :
  - le comportement maternel des pandas captifs
  - le développement du comportement social et sexuel chez les jeunes pandas
  - le comportement reproducteur des pandas captifs adultes
  - la compétence comportementale des pandas adultes exposés précocement à des environnements sociaux variés
  - comment les facteurs comportementaux et hormonaux influencent le bien-être des pandas captifs durant leur développement
  - la socialisation et l'importance de la communication avant de placer deux pandas captifs ensemble pour la reproduction, notamment pour les pandas qui expriment des comportements intersexuels inapropriés à l'âge adulte
  - les conséquences comportementales et hormonales du transport de pandas des Etats-Unis vers la Chine
  - les effets des variables environnementales sur le comportement des pandas
  - les effets du training (renforcement positif) sur l'amélioration des soins pour les pandas
  - les effets de la prédiction de la distribution de nourriture sur le comportement des pandas
  - les stratégies de recherche de la nourriture et sur les capacités cognitives et perceptuelles du panda
  - les capacités de discrimination visuelle simple du panda.

 

Enfin, l'éducation à la conservation, l'information et la sensibilisation des visiteurs sont au cœur des missions du zoo d'Atlanta. Des panneaux d'information sont implantés dans le secteur des pandas et des volontaires répondent aux questions des visiteurs et les renseignent sur les pandas du zoo.

 


Des volontaires renseignent les visiteurs qui n'auront pas trouvé l'information sur les nombreux panneaux installés dans le zoo
5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Par ailleurs, une très riche exposition sensibilise les visiteurs à la problématique du trafic de la vie sauvage, notamment en Asie et aux Etats-Unis. Le trafic de la vie sauvage est le commerce illégal des végétaux et des animaux. Chine, mais aussi États-Unis, Japon et Vietnam sont les quatre plus gros consommateurs illicites de "vie sauvage", que ce soit pour se nourrir, pour la gloire, comme animaux de compagnie, ou encore pour la médecine traditionnelle ou les croyances diverses et variées.

Par exemple, les tigres vont être chassés et tués pour alimenter le marché chinois. En Chine, les os de tigres sont censés augmenter la virilité des hommes, lutter contre les fragilités osseuses, lutter contre les fractures, lutter contre les rhumatismes... Et des vertus sont même prétendus au pénis de tigre. Sans oublier que la fourrure de l'animal va faire la fierté des riches collectionneurs qui n'ont trouvé d'autres moyens pour exposer leur puissance et leur argent.

L'Asie est majoritairement responsable du massacre des éléphants en Afrique pour alimenter le marché de l'ivoire.

En Chine, l'ours noir d'Asie ou ours du Tibet est aussi la cible de ce trafic. Ses pieds figurent au panel de la cuisine chinoise, sa bile est prétendue soigner les maladies oculaires, les maladies du foie et chasser les substances toxiques du corps. Sans oublier que sa fourrure est aussi prisée des collectionneurs.

Plus largement, et pour ne citer que quelques exemples parmi les plus démonstratifs, les requins meurent dans les océans après s'être faits couper leur aileron alimentant le marché mondial, les thons rouges de la Méditerranée sont surpêchés pour la cuisine notamment japonaise, et des centaines d'autre espèces animales sont ainsi massacrées et en voie de disparition pour alimenter nos assiettes, mais aussi nos désirs de fourrure, nos coutumes, nos lubies d'héberger un animal sauvage à la maison (les fameux "NAC" pour "nouveaux animaux de compagnie") ou tout simplement car avoir un trophée de chasse d'un animal sauvage est censée être synonyme de gloire et de puissance.

Ces trafics et commerces des animaux menacent la biodiversité, perturbent les équilibres naturels en ôtant des espèces pour toujours ou au contraire en introduisant de nouvelles espèces dites invasives ou exotiques, menacent la vie sauvage et par effet indirect l'espèce humaine.

 


Un extrait de l'exposition du zoo d'Atlanta sur le trafic animal et végétal - 5 septembre 2013 - © Jérôme POUILLE

Visites de zoos et compte-rendus

 

 

Le zoo de Toronto, situé à proximité de la rivière Rouge et du parc de la Rouge, héberge environ 5000 animaux de 500 espèces différentes sur une surface de 287 hectares. Le zoo a été fondé le 15 août 1974 et appartient à la ville de Toronto. Avant les fusions municipales de 1998, le zoo était connu sous le nom de "Metropolitan Toronto Zoo".

 


Entrée du zoo de Toronto - 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Plan du zoo de Toronto, le secteur des pandas est cerclé de rouge - © Toronto zoo modifié par Jérôme POUILLE

 

J'ai visité le zoo de Toronto, aux côtés de ma co-gagnante Pambassador Melissa, le jeudi 29 août 2013. Nous avons été accueillis par Li Mingxi, nutritionniste à la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding), Guo Wei, du zoo de Chongqing, et Vicki Hardstaff, soigneuse des pandas à Toronto.

Le samedi 11 février 2012, le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, le directeur du zoo de Toronto, John Tracogna, et le président et directeur du zoo de Calgary, Clement Lanthier, ont signé un accord à Chongqing, Chine, avec l'Association chinoise des parcs zoologiques (Chinese Association of Zoological Gardens) représentée par sa vice-présidente et secrétaire générale Madame Xie Zhong ; accord confirmant la venue de deux pandas au Canada pour une durée de dix ans répartie également entre les zoos de Toronto et de Calgary.

 


Cérémonie de signature, le 11 février 2012 - © Toronto zoo

 

« C’est un honneur extraordinaire pour le Canada de se voir confier deux trésors nationaux de la Chine » déclarait le Premier ministre le même jour. « Les pandas, qui feront la joie aussi bien des enfants que des adultes et qui seront un atout précieux pour le tourisme à Toronto et à Calgary, seront un rappel vivant de la profonde amitié et de la bonne entente qui existent entre nos deux pays » (lire l'article).

Cette signature est intervenue alors que Stephen Harper était en visite à Chongqing, ville-étape d'un séjour de cinq jours en Chine, sur invitation du Premier ministre chinois Wen Jiabao, à l'occasion duquel le Premier ministre canadien a rencontré et s'est entretenu avec de hauts dirigeants chinois, et a assisté à la signature de plusieurs accords bilatéraux de coopération dans les domaines du commerce, des technologies, de l'éducation, de la sylviculture, de l'énergie et de l'agriculture.

La femelle panda, nommée Er Shun, provient du zoo de Chongqing où elle est née le 10 août 2007 (lire l'article), et le mâle Da Mao de la base de la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding) où il est né le 1er septembre 2008 (lire l'article).

A noter qu'à l'annonce du prêt, Er Shun avait été annoncée comme étant un mâle. Mais un examen vétérinaire approfondi en décembre 2012 a révélé qu'il s'agissait en réalité d'une femelle. Suite à cette découverte, la femelle Ji Li initialement prévue a alors été remplacée par le mâle Da Mao.

C'est rare lorsqu'un zoo reçoit deux individus provenant de deux institutions différentes. Cependant, la ville de Toronto a toujours eu des liens d'amitié avec la ville chinoise de Chongqing, d'ailleurs les deux villes sont jumelées. Pour les dirigeants politiques qui sont intervenus dans les négociations, il était important d'inclure le zoo de Chongqing dans les discussions.

Au Canada, la femelle Er Shun et le mâle Da Mao séjourneront cinq ans au zoo de Toronto puis cinq ans au zoo de Calgary (lire l'article), et c'est aussi la première fois que deux zoos s'associent pour la venue de pandas sur une durée de dix ans. Un troisième zoo canadien, le zoo de Granby, faisait partie de l'entente initiale entre jardins zoologiques pour accueillir le couple de pandas (lire l'article) mais s'est retiré des négociations peu avant la signature de l'accord final. « Le risque financier était trop grand pour le zoo », déclarait le 9 février 2012 la directrice générale du jardin zoologique, Joanne Lalumière.

Dans le passé, le zoo de Toronto a déjà reçu des pandas. C'était en 1985, à l'époque des prêts de courte durée. La femelle Qing Qing, alors âgée d'environ 6 ans, et le mâle Quan Quan, alors âgé de 9 ans, avaient séjourné 3 mois à Toronto, de juillet à octobre 1985. Ils provenaient tous les deux du centre de Wolong.

 


Qing Qing et Quan Quan au zoo de Toronto - © EISCAN

 


Qing Qing (en dessous) et Quan Quan (au dessus), le 18 juillet 1985, premier jour de leur sortie pour le public au zoo de Toronto - © Canadian Press

 

Er Shun et Da Mao ont quitté le sol chinois le lundi 25 mars 2013 à bord du FedEx Panda Express, un avion cargo spécialement affrété par la compagnie américaine FedEx. Le vol spécial a décollé de l'aéroport international de Chengdu Shuangliu à 4h45 du matin et est arrivé à Toronto le même jour à 10h46 (heure du Canada) après un vol de 15 heures pour parcourir les 12 875 kilomètres qui séparent Chengdu de Toronto (lire l'article). Ils ont juste fait une escale à Vancouver. Ils ont ensuite rejoint le zoo de Toronto par camions affrétés également par FedEx. A leur descente de l'avion, les deux pandas ont été accueillis par Stephen Harper, Premier Ministre du Canada, et Zhang Junsai, l'ambassadeur de Chine au Canada.

 


Le mâle Da Mao a été déchargé le premier à Toronto - 25 mars 2013

 


Carte créée par un écolier de l'école Bridlewood Jr. Public School de Toronto pour souhaiter la bienvenue à Da Mao
29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Les installations des pandas au zoo de Toronto se composent d'un premier bâtiment dédié entièrement à l'éducation et l'information des visiteurs. Plusieurs volontaires travaillent dans ce bâtiment pour expliquer aux adultes comme aux enfants les différentes caractéristiques de l'espèce, ses mœurs, son alimentation, et de nombreux panneaux d'information complètent les explications des volontaires. Les visiteurs doivent obligatoirement traverser ce bâtiment avant de voir les pandas et ils sont captivés par la richesse et la qualité des informations et l'intérêt des visiteurs pour ce bâtiment est indiscutable. En ressortant du bâtiment, les visiteurs arrivent vers les installations des deux pandas.

 

Schéma du secteur des pandas - © Toronto zoo modifié par Jérôme POUILLE

 

Un bâtiment complet dédié à l'éducation à la conservation et à l'information des visiteurs.
Sur les deux dernières photos, une volontaire explique aux visiteurs les caractéristiques du pseudo-pouce du panda, démonstration à l'appui
29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

La femelle Er Shun et le mâle Da Mao occupent l'ex-enclos des tigres de l'Amour, qui a été spécialement rénové pour accueillir les pandas, dans la zone asiatique du zoo. Les installations dédiées aux deux pandas incluent un bâtiment en forme de "Y"comportant un laboratoire, une nurserie, une cuisine, un bureau pour les soigneurs et deux enclos intérieurs de 72 m² chacun. A l'extérieur, on retrouve trois enclos extérieurs de 249, 984 et 490 m². L'enclos de 490 m² n'est pas visible du public.

 


Les visiteurs font la queue pour voir les pandas lorsqu'ils sont à l'intérieur - 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Enclos intérieur occupé par la femelle Er Shun, le 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Enclos intérieur occupé par le mâle Da Mao, le 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le jour de ma visite, le 29 août 2013, la femelle Er Shun occupait le premier enclos extérieur, qui est aussi le plus petit, seulement 249 m². Cet enclos comportent des grillages d'une hauteur élevée puisque auparavant des tigres occupaient cet enclos, mais c'est surprenant que ces grillages aient été conservés car les pandas n'ont pas besoin d'un tel dispositif de sécurité. Du coup, les visiteurs observent Er Shun via un grillage et nombre sont les visiteurs surpris par cet enclos. Le second enclos extérieur visible des visiteurs, celui de 984 m², était occupé par le mâle Da Mao. Il s'agit d'un enclos très vaste, comportant un grand bassin rempli d'eau, une grotte artificielle, et quelques structures pour grimper. De l'herbe recouvre le sol mais l'enclos reste très peu arboré et du coup n'est pas ombragé. Des ombrelles (vastes toiles) ont été installées au-dessus des deux enclos extérieurs pour fournir aux pandas de l'ombre.

 


Enclos extérieur occupé par Er Shun - 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Enclos extérieur occupé par Da Mao, décomposé en plusieurs vues successives - 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Ces installations extérieures sont donc relativement surprenantes, tout d'abord par la différence considérable de taille entre les deux enclos, mais aussi par leur aménagement totalement différent en terme notamment de grillages et donc de visibilité par les visiteurs. Cependant, les enclos tout récemment rénovés ont un aspect assez peu complexe et donc une impression d'être relativement artificiels. Notons que le zoo ne va héberger le couple de pandas que pour une durée de 5 ans et que cette courte durée d'hébergement est sans doute l'une des explications au fait que le zoo n'ait pas eu les mêmes capacités d'investissement dans la construction d'installations complètement nouvelles, et qu'il a donc privilégié la restauration des installations des tigres de l'Amour.

Le mâle Da Mao semble parfaitement adapté à sa nouvelle vie au Canada. Il n'est pas effrayé par les visiteurs nombreux et passe de longues heures à savourer sa nourriture préférée. La femelle Er Shun a eu des débuts difficiles. Elle était très anxieuse et stressée juste après son transfert au Canada. La situation s'est améliorée maintenant mais la personnalité de Er Shun est très sensible et elle plus timide et moins expressive que Da Mao. Malgré une amélioration, certains jours Er Shun expriment de nombreux comportements stéréotypiques (roulades, position dressée sur ses pattes arrière contre les murs, marche à reculons,...) synonymes d'un stress ou d'un ennui toujours importants. Au zoo de Chongqing, Er Shun bénéficiait d'un très vaste enclos, qui plus est très enrichi avec une végétation importante, et les visiteurs étaient certainement moins nombreux, ce brusque changement à Toronto est peut-être l'une des explications à son état anxieux.

Le zoo de Toronto s'approvisionne en bambous depuis la ville de Memphis aux Etats-Unis, en important deux fois par semaine des bambous frais pour nourrir ses deux pensionnaires.

 


La femelle Er Shun, dans son enclos intérieur, le 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le mâle Da Mao, dans son enclos extérieur, le 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Panda végétalisé dans l'enceinte du zoo - 29 août 2013 - © Jérôme POUILLE

Visites de zoos et compte-rendus

 

 

Notre tour du monde dans le cadre du programme Chengdu Pambassador nous a amené au zoo River Safari, à Singapour, le lundi 26 août 2013 après-midi.

Yinrong, Melissa et moi-même avons été accueillis par Shaiful Rizal et Joey Phua, du zoo River Safari ; et nous avons participé à une activité organisée par l'agence de presse Xinhua, le zoo River Safari, et la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding). Plusieurs médias asiatiques (Straits Times, Channel News Asia, Xinhua,...) étaient conviés à l'activité.

 


Après-midi d'activités au River Safari à l'occasion du tour du monde Chengdu Pambassador - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Trois Pambassadors en visite à Singapour - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Monsieur Xiao Jianghua, conseilleur culturel à l'ambassade de Chine à Singapour, a introduit l'après-midi et le programme Chengdu Pambassador puis Monsieur Tan Hongming, directeur adjoint de la base de Chengdu, a remercié le zoo River Safari pour l'accueil et les médias pour leur présence, tout en présentant les fonctions de la base de Chengdu.

J'ai pu ensuite mener un jeu de questions-réponses avec les visiteurs, et les personnes qui donnaient les réponses correctes pouvaient gagner des peluches. Cinq questions d'ordre général ont été posées : "Combien de kilogrammes de bambous puis-je manger chaque jour ?", "Quel est le poids de mon nouveau-né ?", "Combien sommes-nous dans le milieu naturel ?", "Combien ai-je de doigts à mes pattes inférieures ?", "Pourquoi suis-je en danger" . Puis deux questions bonus ont permis de clôturer la séance en lien avec les pandas de Singapour : "Quel âge avons-nous ?" et "Quels étaient nos noms respectifs avant d'arriver à Singapour ?".

 


Extrait du jeu de Questions / réponses - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Ensuite, Yinrong a expliqué aux visiteurs comment réaliser le gâteau spécial panda qui est distribué en captivité, et quel est son rôle nutritif pour les pandas. Puis Melissa a projeté une trentaine de ses photos pour retracer notre expérience de Chengdu Pambassador tout en soulignant les objectifs principaux de la base de Chengdu.

Enfin, les visiteurs ont pu nous poser leurs questions, par exemple "Quelle est la durée de gestation d'un panda ?", "Dans quelle famille est classé le panda ?", "Quelle est la durée de vie d'un panda ?",... puis nous avons pu les guider dans le bâtiment qui abrite les deux pandas pour répondre à leurs autres questions sur les installations à Singapour.

Le zoo River Safari est l'un des quatre zoos de Singapour gérés par Wildlife Reserves Singapore. Il est adjacent au zoo de Singapour et au zoo Night Safari. Le zoo River Safari est centré autour du monde aquatique et présente à la fois des espèces aquatiques et terrestres classées selon huit grands fleuves dans lesquels ou à proximité desquels elles vivent. Environ 5000 animaux de 300 espèces sont exposés sur 12 hectares. Le parc a ouvert le 3 avril 2013.

 


Entrée du River Safari, le nouveau zoo dédié au monde aquatique du groupe Wildlife Reserves Singapore - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Plan du River Safari, les installations des pandas sont cerclées de rouge - © WRS

 

Le mâle Kai Kai et la femelle Jia Jia sont arrivés au zoo River Safari le 6 septembre 2012 (lire l'article). Ils ont voyagé depuis Chengdu à bord d'un Boeing 747-400 de la compagnie Singapore Airlines. Cette arrivée a fait suite à la visite du président chinois Hu Jintao à Singapour le 11 novembre 2009, visite lors de laquelle il avait annoncé l'arrivée prochaine d'une paire de pandas à Singapour, et ce à l'occasion du 20ème anniversaire, en 2010, de l'établissement des relations entre les deux pays (lire l'article). Le 12 novembre 2009, ce partenariat a été scellé lors d'une cérémonie de signature entre Hu Jintao et le premier ministre Lee Hsien Loong.

 


Départ de la base de Yaan Bifengxia le 5 septembre 2012,
où les chinois sont venus acclamer le départ de Kai Kai et Jia Jia en signe d'amitié avec Singapour

 

Le couple de pandas est déchargé à l'aéroport de Singapour sous l'objectif des journalistes et photographes

 

Une cérémonie d'accueil a été organisée à l'arrivée du convoi au zoo River Safari

 

Le zoo de Singapour, un autre des quatre zoos gérés par le Wildlife Reserves Singapore, a déjà hébergé deux pandas mâles, An An et Xin Xing, du 19 septembre 1990 au 10 janvier 1991. Durant la centaine de jours d'expositions, An An et Xin Xing avaient attiré plus de 400 000 visiteurs.

 


Image d'archive de la visite de deux pandas mâles au zoo de Singapour

 

Un autre panda était venu à Singapour du 21 février 1988 au 22 mars 1988, il s'agissait de la femelle Jiao Jiao qui appartenait au cirque de Shanghai et qui était venue pour des représentations au théâtre Kallang.

 


La femelle Jiao Jiao, en représentation à Singapour

 

Le mâle Wu Jie (renommé Kai Kai suite à l'annonce de sa sélection pour Singapour) est né le 14 septembre 2007 (lire l'article) au centre de Wolong du Centre chinois de recherches et de conservation du panda géant (China Conservation and Research Center for the Giant Panda). Après le séisme de mai 2008, il a été transféré le 21 juillet 2008 à la base de Ya'an Bifengxia où il a vécu avant de partir pour Singapour.

 


Le mâle Kai Kai, le 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

La femelle Hu Bao (renommée Jia Jia pour la même raison) est née le 3 septembre 2008 (lire l'article) à la base de Ya'an Bifengxia du Centre chinois de recherches et de conservation du panda géant. Hu Bao a vécu deux ans à Shanghai, de 2010 à 2012, au zoo de Shanghai puis au Wild Animal Park. Elle avait été envoyée à Shanghai dans le cadre de l'Exposition Universelle.

 


La femelle Jia Jia, le 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Les installations des deux pandas ont coûté 8,5 millions de dollars singapouriens et se composent d'un bâtiment de 1 500 m² dénommé "Giant panda forest" abritant un très petit enclos pour les pandas roux, un petit enclos pour les faisans dorés, et enfin quatre enclos intérieurs pour les pandas géants. Chaque panda a donc deux enclos et peut librement passer de l'un à l'autre. Les visiteurs circulent sur un cheminement légèrement en hauteur qui serpente dans le bâtiment. Deux petits enclos extérieurs sont rattachés au bâtiment et destinés aux pandas géants. Cependant, compte-tenu que les températures à Singapour sont relativement élevées toute l'année, les pandas passent la majeure partie de leur temps à l'intérieur, d'où la priorité mise sur les enclos intérieurs.

 


Entrée dans le bâtiment hébergeant Kai Kai et Jia Jia. Le secteur a été baptisé Giant panda forest et se situe dans la zone de la rivière Yangtze
26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

 
Schéma du bâtiment qui héberge les pandas géants, à gauche les deux enclos intérieurs et l'enclos extérieur de Kai Kai,
ainsi que le petit enclos des pandas roux et celui des faisans dorés, à droite les deux enclos intérieurs et l'enclos extérieur de Jia Jia - © WRS

 

Trois vues sur l'intérieur du bâtiment de 1 500 m² - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Les enclos intérieurs présentent une légère pente, sont extrêmement végétalisés, comportent des structures pour grimper, des rochers et des points d'eau. Dès la première vue, ils donnent aux visiteurs un aspect naturel, vert et agréable. Tous ces aménagements participent à l'enrichissement de l'espace pour les pandas et diminuent ainsi l'expression de comportements anormaux signes de stress ou d'ennui.

 


Première partie de l'enclos intérieur du mâle Kai Kai - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Seconde partie de l'enclos intérieur du mâle Kai Kai - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Première partie de l'enclos intérieur de la femelle Jia Jia - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Seconde partie de l'enclos intérieur de la femelle Jia Jia - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Enclos extérieur de Kai Kai - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Enclos extérieur de Jia Jia - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le mâle Kai Kai semble s'être approprié son enclos tandis que la femelle Jia Jia est plus timide et préfère passer plus de temps dans l'une des cages non visibles du public. Difficile de dire après seulement une heure d'observation la part de responsabilité du caractère et de la personnalité de Jia Jia dans le fait qu'elle soit peu à l'aise dans ses deux enclos intérieurs. Un écran vidéo permet aux visiteurs de voir Jia Jia si elle se trouve dans sa cage intérieure.

 


Un panneau explique aux visiteurs que Jia Jia, contrairement à Kai Kai, passe plus de temps dans sa cage intérieure.
Ils peuvent alors la voir via un écran vidéo - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le bâtiment comporte plusieurs panneaux d'information à destination des adultes et des enfants, à la fois sur les deux pandas exposés mais plus généralement sur les mœurs de l'espèce. 

 


L'éducation à la conservation et l'information des visiteurs, une des missions prioritaires d'un zoo moderne - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Wildlife Reserves Singapore a planté quatre espèces de bambous, dès 2010, dans les quatre institutions qu'il gère (Night Safari, River Safari, zoo de Singapour, parc ornithologique de Jurong) pour nourrir les pandas. Il s'appuie également sur une ferme à Lim Chu Kang.

 


Depuis l'arrivée de Jia Jia et Kai Kai, le zoo River Safari utilise ces deux mascottes. Le mâle Kai Kai, à droite, a une touffe de poils
au sommet de son crâne, ce qui permet de le différencier aisément de la femelle Jia Jia - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le zoo River Safari héberge des salamandres géantes de Chine. J'ai présenté cette espèce dans mon rapport consacré au Ocean Park de Hong Kong (lire le rapport). Je participe à l'opération "Panda 1+1" qui consiste à parler d'une espèce tout aussi en danger que le panda géant mais méconnue, et j'ai choisi la salamandre géante de Chine.

La salamandre géante de Chine évolue dans les trois grands écosystèmes fluviaux de la Chine, les fleuves Huang He (fleuve Jaune), Yangtze et Zhu Jiang. Elle est présente entre 100 et 1 500 m d'altitude. Son habitat se compose de rochers, ruisseaux de montagne et des lacs aux eaux claires et rapides. L’espèce trouve généralement son bonheur dans les zones forestières à des altitudes modérées, particulièrement entre 300 et 800 m. Elle occupe les creux sous-marins et les cavités, passant la plupart de son temps dans l’eau.

La saison de reproduction des salamandres géantes de Chine semble se produire entre août et septembre. La femelle dépose dans une cavité de reproduction occupé par un mâle une traînée d’un très grand nombre d’œufs, entre 500 et 1000, distribués en deux longs cordons gélatineux. Le mâle chasse la femelle car elle peut manger sa propre progéniture, puis il libère ses spermatozoïdes et, agitant l’eau autour des œufs, les féconde indirectement. Le mâle va protéger cette cavité et les œufs jusqu'à l’éclosion, soit 50-60 jours plus tard.

À la naissance, les larves ne mesurent que 30 mm et possèdent des branchies externes qui régresseront au moment de la métamorphose, lorsque leur taille aura atteint environ 200-250 mm de long. Le métabolisme d’un adulte est atteint à l’âge de trois ans. La maturité sexuelle se ferait à environ 15 ans.

 


La salamandre géante de Chine, le plus grand amphibien vivant sur Terre - 26 août 2013 - © Jérôme POUILLE

Visites de zoos et compte-rendus

 

 

Dans le cadre du projet Chengdu Pambassador et de notre tour du monde pour la conservation, Melissa, Erica, et moi-même avons été accueillis au Ocean Park de Hong Kong le 23 août 2013 après-midi. De nombreux médias asiatiques étaient invités dans le cadre d'une animation organisée par l'agence de presse chinoise Xinhua et le parc Ocean Park. Après une visite des installations des pandas, une conférence de presse nous a permis d'expliquer les menaces qui pèsent sur le panda et ainsi de diffuser ce message d'éducation à la conservation auprès des médias qui eux-mêmes ont une large portée.

Wing Sze Kou (Cissy), conservatrice adjointe du parc, et Michelle Pau, directrice adjointe des affaires publiques du parc, nous ont accueillis dans leur institution, Ocean Park.

J'ai pu retourner au Ocean Park le 24 août pour observer les quatre pandas.

 


Entrée du parc Ocean Park - 23 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Ocean Park est un parc d'attractions et thématique majoritairement dédié au monde marin situé dans la partie sud de l'île de Hong Kong. Le parc actuel couvre 870 000 m² et est possédé et géré par Ocean Park Corporation, une organisation à but non lucratif dont le but est de fournir du divertissement, de l'éducation et de la conservation à un prix abordable.

Ce parc a ouvert le 10 janvier 1977 et a reçu plus de 100 millions de visiteurs depuis. Actuellement il reçoit environ 5 millions de visiteurs par an et a été classé en 2006 par le magazine économique américain Forbes comme l'un des 10 parcs de loisirs les plus populaires au monde.

150 millions de dollars HK ont été investis par le Hong Kong Jockey Club pour la construction du parc initial, sur une terre donnée gratuitement par le gouvernement de Hong Kong de l'époque. Entre 1982 et 1984, le Hong Kong Jockey Club a alloué 240 millions de dollars HK supplémentaires pour la seconde phase de développement du parc.

Enfin, en 2005, un nouveau plan de développement pour le Ocean Park va voir le jour. Depuis, le parc est divisé en deux secteurs : le Sommet et le Front de mer, reliés entre eux par un téléphérique de 1,5 km de long.

 


Plan du parc Ocean Park aujourd'hui, les deux secteurs des pandas sont cerclés en rouge - © Ocean Park modifié par Jérôme POUILLE

 

En 2002 puis en 2008, le parc a obtenu la prestigieuse accréditation de l'Association américaine des zoos et aquariums (Association of Zoos and Aquariums - AZA) qui récompense les zoos qui ont des standards de haut niveau pour l'hébergement des animaux.

Le parc est impliqué dans de nombreux programmes d'élevage en captivité notamment des espèces de requins rares, les lions de mers, les hippocampes, les méduses. La recherche dans le domaine de l'élevage d'animaux marins via la technique de l'insémination artificielle a permis d'arriver à la première grossesse de grand dauphin en 2000. Cette prouesse a été suivie par la naissance de deux grands dauphins en mai 2001, à la suite de cette insémination artificielle.

Dans le but de coordonner les efforts de conservation internationaux pour les mammifères marins en danger, l'Ocean Park a établi en 1993 la Fondation d'Ocean Park pour la conservation (Ocean Park Conservation Foundation - OPCF). Cette fondation a mené des programmes coopératifs avec des organisations de conservation pour améliorer les comportements et les pratiques à Hong Kong et en Asie.

En 1999, l'Ocean Park a établi la société d'Hong Kong pour la conservation du panda (Hong Kong Society for Panda Conservation - HKSPC), société qui a participé notamment financièrement à l'éducation des communautés à la conservation du panda géant.

Le 1er juillet 2005, les deux entités ont été regroupées en une seule fondation, la Fondation d'Ocean Park Hong Kong pour la conservation (Ocean Park Conservation Foundation Hong Kong - OPCFHK) qui facilite et participe à la conservation des espèces et de leur habitat, notamment en Asie, via la recherche et l'éducation.

 


Le logo de la fondation actuelle

 

Depuis 2005, cette fondation a alloué 34 millions de dollars HK pour financer plus de 290 projets de recherche notamment sur les cétacés, les pandas et de nombreuses autres espèces.

Après le séisme du 12 mai 2008 dans la province du Sichuan, la fondation a établi un fond spécifique destiné aux pandas et a donné du matériel aux réserves naturelles affectées. Elle a également fourni des fonds pour reconstruire des bases de recherches dans ces réserves naturelles et apporte notamment, aux côtés du gouvernement de Hong Kong, son appui financier et technique pour la construction des deux nouvelles bases qui viennent en remplacement de la base de Wolong détruite par le séisme. Enfin cette fondation finance en parallèle des projets de restauration de l'habitat dans les réserves naturelles affectées par le même séisme.

En 2001, la fondation a apporté son soutien financier pour la réalisation d'un inventaire de biodiversité dans la réserve naturelle nationale de Mabian Dafengding (Mabian Dafengding National Nature Reserve). En 2003, elle a alloué 1 million de dollars HK pour rénover l'hôpital vétérinaire du centre de Wolong. En 2009, la fondation a participé à la restauration de corridors dans les Monts Qinling et dans le comté de Pingwu. En 2010, du matériel de terrain et des stations de recherches ont été financées dans plusieurs réserves naturelles des provinces du Gansu et du Shaanxi. Cette même année, des fonds ont été alloués à la restauration d'habitat dans le secteur de Sanjiang dans la réserve naturelle de Wolong.

En 2012, la fondation a lancé un programme d'éducation à la conservation in situ dénommé "Panda action". Ce programme, sur trois années, a pour but de fournir des opportunités pour les étudiants d'organiser des programmes éducatifs pour la conservation du panda géant, espérant ainsi sensibiliser différentes communautés. En 2012, des étudiants de l'Université "Baptist" de Hong Kong (The Hong Kong Baptist University) et de l'Institut de l'éducation de Hong Kong (The Hong Kong Institute of Education) ont organisé des activités à Hong Kong et dans la province chinoise du Shaanxi. Les étudiants de l'Institut de l'éducation de Hong Kong ont mené des activités pour éduquer les communautés locales dans la réserve naturelle de Foping (province du Shaanxi) à l'importance de la conservation et du développement durable. Les étudiants de l'Université "Baptist" ont quant à eux organisé des activités promotionnelles à Hong Kong et à Foping sur la sous-espèce de panda des Monts Qinling, toujours dans la province du Shaanxi, et l'incitation à adopter un mode de vie plus durable et plus écologique pour mieux protéger l'habitat naturel du panda.

 

Le logo du programme "Panda action", dont les détails sont accessibles sur le site internet de la fondation

 


Photo souvenir de l'action menée du 29 mars au 4 avril 2013 avec les communautés locales de la province du Shaanxi - © OPCF

 

Avant l'arrivée des pandas au Ocean Park, Hong Kong, alors sous l'autorité britannique, avait accueilli à deux reprises des pandas pour quelques mois, hébergés dans le parc zoologique et botanique :

  - les femelles Bao Ling et Bao Li du 7 décembre 1978 au 10 mars 1979,

  - le mâle Tao Tao et la femelle Qing Qing du 19 décembre 1984 à mai 1985.

 

Bao Li et Bao Ling lors de leur séjour à Hong Kong

 

En 1999, la Chine a offert deux pandas à Hong Kong, devenu en juillet 1997 une région administrative spéciale de Chine, pour célébrer cette réunification.

La femelle Jia Jia et le mâle An An sont arrivés au Ocean Park le 11 mars 1999.

 

Signature de l'accord scellant le don de deux pandas de la Chine à Hong Kong en 1999

 

En mai 1999, une cérémonie officielle s'est tenue pour inaugurer le "Hong Kong Jockey Club Giant Panda Habitat", l'enclos de An An et Jia Jia. Madame Yi Wu, Conseiller d'Etat, et Monsieur Chee-Hwa Tung, Chef Exécutif, étaient présents.

Jia Jia est une femelle secourue dans le comté de Qingchuan (province du Sichuan) en 1981 à l'âge d'environ 3 ans. Elle a ensuite été transférée au centre de Wolong où elle a eu six petits. Son année de naissance étant estimée à 1978, Jia Jia est le plus vieux panda vivant en captivité, elle est âgée de 35 ans cette année.

Trois de ces petits sont encore en vie : la femelle Yue Yue née le 20 novembre 1993, le mâle Di Di né le 5 octobre 1994, le mâle Long Long né le 14 septembre 1995 et la femelle Guo Guo née le 14 septembre 1996.

 


La femelle Jia Jia, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

An An est un mâle capturé dans le milieu naturel le 11 octobre 1986, dans le comté de Baoxing (province du Sichuan), âgé de seulement quelques semaines. Transféré au centre de Wolong, il va être prêté à plusieurs zoos, avant de rejoindre Hong Kong en même temps que Jia Jia.

An An est le père du mâle Rong Rong, né le 13 juillet 2004 au centre de Wolong alors que An An était à Hong Kong. Sa semence a été utilisée pour inséminer Xi Xi, la mère de Rong Rong.

 


Le mâle An An, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Lorsqu'ils sont arrivés à Hong Kong, Jia Jia et An An étaient âgés respectivement de 21 et 13 ans, et ils n'ont jamais eu de petit, sans doute à cause de l'âge déjà avancé de la femelle.

En 2007, le gouvernement central a offert un nouveau couple de pandas à Hong Kong à l'occasion du dixième anniversaire du retour de Hong Kong dans le giron de la patrie. L'accord officiel du transfert de deux nouveaux pandas a été signé le 16 avril 2007 à Beijing.

Ainsi Ying Ying et Le Le sont arrivés au Ocean Park le 26 avril 2007 (lire l'article). Les visiteurs ont pu voir les deux nouveaux pandas à partir du 1er juillet 2007, date exacte du dixième anniversaire de la rétrocession.

La femelle Ying Ying, dont le nom signifie "abondance", est née le 16 août 2005 au centre de Wolong (lire l'article). Le mâle Le Le, dont le nom signifie "bonheur", est né le 8 août 2005 également au centre de Wolong (lire l'article).

A leur arrivée à Hong Kong, Ying Ying et Le Le étaient âgés d'à peine 2 ans. Aujourd'hui, ils sont âgés de 8 ans et en 2013 la femelle Ying Ying a connu son œstrus en juillet. Compte-tenu des échecs d'accouplement naturel les deux années précédentes, cette année Ying Ying a été inséminée à trois reprises avec de la semence fraîche du mâle Le Le.

 


Le mâle Le Le, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

La femelle Ying Ying, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Les installations des pandas au Ocean Park comportent deux bâtiments séparés d'une centaine de mètres. Les pandas historiques, Jia Jia et An An, vivent dans le bâtiment nommé "The Hong Kong Jockey Club Sichuan Treasures", le Jockey Club de Hong Kong ayant financé ce bâtiment à l'arrivée des pandas. Ce bâtiment comporte trois enclos de taille moyenne, deux sont occupés par An An et Jia Jia, le dernier par des rhinopithèques de Roxellane, une espèce de singe qui partage l'habitat naturel du panda. An An et Jia Jia ont librement accès à leurs loges intérieures, seulement visibles du public via des écrans installés dans le bâtiment. Les deux enclos intérieurs de taille moyenne destinés à An An et Jia Jia sont plutôt enrichis : plate-forme, végétaux, rochers.

 


Le bâtiment "The Hong Kong Jockey Club Sichuan Treasures" hébergent An An, Jia Jia, et des rhinopithèques de Roxellane
24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Vue de l'intérieur du bâtiment, l'enclos au premier plan est celui de An An

 

Le premier enclos, celui occupé par An An - 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Le second enclos, celui occupé par Jia Jia - 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Les pandas géants ont pour voisin les rhinopithèques de Roxellane, y compris dans le milieu naturel - 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Au départ, Le Le et Ying Ying vivaient également dans ce bâtiment, qui avait fait l'objet d'une rénovation. Les quatre pandas se partageaient trois enclos ce qui n'était pas un réel problème puisque Le Le et Ying Ying étaient jeunes et pouvaient vivre ensemble.

Un nouveau bâtiment a été inauguré en 2009, dénommé "Amazing asian animals". Dans le même bâtiment se trouvent les pandas roux et la salamandre géante de Chine (voir présentation de cette espèce à la fin de ce rapport). Ce bâtiment a une architecture très similaire au pavillon des pandas à Macau (lire mon rapport du 7 août 2013). Cissy nous a expliqué que Macau coopérait amplement avec Hong Kong et qu'ils avaient souhaité construire un bâtiment aux caractéristiques similaires. Il s'agit donc d'un bâtiment dont la toiture est en arc-de-cercle laissant pénétrer la lumière naturelle à l'intérieur. Des stores bloquent les rayons du soleil et limitent ainsi la pénétration des fortes températures à l'intérieur. Ce bâtiment comprend trois enclos à destination des pandas géants, deux enclos de taille moyenne et un enclos plus petit entre les deux qui sert d'enclos tampon pour isoler temporairement un panda ou bien pour établir une communication entre les deux enclos de taille moyenne notamment lors de la saison des amours. Les enclos sont enrichis : plate-forme, structures pour grimper, cascade, rivière artificielle, et rochers. Ce même bâtiment abrite 8 cages intérieures, non visibles du public, dont une cage dont le rôle principal est d'être une tanière. C'est dans cette cage qui Ying Ying donnera naissance et élèvera son petit le cas échéant.

 


Le secteur "Amazing asian animals" a été construit peu après l'arrivée de Ying Ying et Le Le à Hong Kong - 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Vues générales du bâtiment "Amazing asian animals" qui héberge les pandas géants, les pandas roux, et les salamandres géantes de Chine
23 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Intérieur du bâtiment "Amazing asian animals" - Deux premières photos du 23 août 2013, troisième photo du 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Premier enclos des pandas géants dans le secteur "Amazing asian animals", occupé les 23 & 24 août 2013 par le mâle Le Le
23 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Second enclos des pandas géants dans le secteur "Amazing asian animals", occupé le 24 août 2013 par la femelle Ying Ying
24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Troisième enclos des pandas géants dans le secteur "Amazing asian animals", occupé le 23 août 2013 par la femelle Ying Ying
23 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


L'une des 8 cages intérieures, celle ci remplit le rôle d'une tanière. Ying Ying a déjà investi les lieux - 23 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Les pandas roux jouissent d'un enclos dans le même bâtiment que les pandas géants - 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Hong Kong coopère avec Macau mais également largement avec le Centre chinois de recherches et de conservation du panda géant (China Conservation and Research Center for the Giant Panda), d'où viennent les quatre pandas. Un expert de ce centre est venu pour assister les vétérinaires locaux pour l'insémination artificielle de la femelle Ying Ying en juillet dernier, et des experts se rendent environ deux fois par an à Hong Kong pour des formations ou échange de savoir-faire. De la même façon, les soigneurs du Ocean Park se sont rendus et se rendent régulièrement à Bifengxia pour des formations.

L'Ocean Park s'approvisionne en bambous depuis deux fermes situées à Guangzhou, en Chine. Les bambous sont livrés par train, deux fois par semaine. Quinze espèces différentes sont distribuées selon les saisons et les préférences des pandas, et sont stockées dans l'un des trois espaces réfrigérés dans le bâtiment du secteur "Amazing asian animals". Les bambous sont systématiquement testés en laboratoire avant d'être distribués aux pandas, notamment pour s'assurer qu'ils ne comportent pas de parasites. Chaque jour, environ 30 kilos de bambous sont fournis par panda, soit un total de 120 kilos quotidiens pour les quatre pandas. En complément des bambous, les pandas reçoivent aussi deux types de biscuits fibreux composés majoritairement de fibres et de protéines et des fruits et légumes (pommes, poires, carottes, patates douces). Les biscuits fibreux sont parfois mixés avec de l'eau pour former un gâteau moins sec et plus moelleux. Chaque quantité de nourriture distribuée est soigneusement notée, ainsi que les restes laissés par les pandas.

 


Chambre réfrigérée et humidifiée pour conserver la fraîcheur du bambou entre deux livraisons
23 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Les compléments alimentaires distribués aux pandas, dont les deux sortes de biscuits fibreux - 23 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Les pandas reçoivent fréquemment des objets d'enrichissement qui renferment ou non de la nourriture, ce qui permet d'occuper leur quotidien et de réduire l'expression de comportements stéréotypiques. Enfin, ils participent quotidiennement à des séances de training pour effectuer un certain nombre de gestes et de positions qui permettent la réalisation d'examens vétérinaires sans anesthésie. Ainsi, la femelle Ying Ying est entraînée pour adopter une position adéquate pour la réalisation de radiographies ou d'échographies.

Un des principaux objectifs du parc Ocean park est l'éducation à la conservation et la sensibilisation du public et des visiteurs. Des panneaux d'informations permettent aux visiteurs d'obtenir davantage d'informations sur les différentes espèces exposées, mais aussi sur leurs menaces. Les visiteurs peuvent ainsi en apprendre plus sur chacun des quatre pandas qui vivent ici, mais aussi sur l'espèce en général. Une exposition à l'intérieur du bâtiment "Amazing asian animals" permet également aux visiteurs d'être sensibilisés aux actions de la Fondation d'Ocean Park Hong Kong pour la conservation (Ocean Park Conservation Foundation Hong Kong - OPCFHK) et même d'effectuer une donation.

 

D'autres photos des quatre pandas de Hong Kong :

 


Le mâle An An, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

La femelle Jia Jia, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le mâle Le Le, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

La femelle Ying Ying, le 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Je saisis enfin l'opportunité de cette visite au Ocean Park pour présenter rapidement la salamandre géante de Chine (Andrias davidianus) qui est l'une des espèces exposée dans le pavillon le plus récent des pandas.

En effet, la base de Chengdu encourage une nouvelle opération intitulée "Panda 1+1" qui consiste à parler d'autres espèces tout aussi en danger que le panda géant mais méconnues la plupart du temps. Le panda géant est souvent qualifié d'espèce parapluie car il partage son habitat avec des centaines d'autres espèces animales et végétales et lorsque l'on parle du panda, lorsque l'on protège le panda, on protège avant tout un habitat, un écosystème riche et unique, et donc tous ses habitants. On ouvre donc le parapluie sur ses autres espèces méconnues.

Vincent Lan, un des chinois à l'initiative du projet "Panda 1+1" m'a invité à choisir une espèce et à en faire la promotion sur mon site internet, et même au-delà. L'opération me semble très pertinente et j'ai choisi de parler de cette espèce méconnue, mais ô combien rare et aux caractéristiques étonnantes, la salamandre géante de Chine qui partage entre autres son habitat avec celui du panda.

Je vais me contenter ici d'une brève description mais vous invite à lire dans les prochaines semaines plus d'informations concernant cette espèce.

La salamandre géante de Chine est le plus grand amphibien vivant au monde et elle vit dans les fleuves, les lacs, les marais et les étendues d'eau douce en Chine. L'espèce est entièrement aquatique et endémique de la Chine continentale. Elle se rencontre aussi à Taiwan où elle a été probablement introduite.

Cette salamandre mesure environ 1 mètre de long mais peut atteindre jusqu'à 1m80. Sa queue représente environ 60% de la taille de son corps et son extrémité s'aplatit latéralement en forme d'aviron. Essentiellement active la nuit, elle se nourrit de petits poissons, d'écrevisses, de crabes, de larves d'insectes, de vers, de grenouilles et crapauds, de têtards, de mollusques et de reptiles aquatiques.

La salamandre géante de Chine voit sa population décliner notamment depuis les années 1950. Les principales raisons sont la chasse pour la cuisine et la médecine traditionnelle chinoise, mais aussi la pollution de l'eau, l'aménagement des cours d'eau (barrages, agriculture, lacs, digues,...). Elle est classée en danger critique d'extinction par l'UICN (Union internationale de conservation de la nature) et malgré le fait qu'elle soit protégée par les lois chinoises, le braconnage et les menaces indirectes (qualité de l'eau et artificialisation des cours d'eau) accentuent son déclin.

 


Salamandre géante de Chine, secteur "Amazing asian animals" - 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Pour en savoir plus sur le projet "Panda 1+1", je vous invite à découvrir le site internet dédié (en chinois pour l'instant).

 

 

Ocean Park - 24 août 2013 - © Jérôme POUILLE

Visites de zoos et compte-rendus

 

 

Melissa, Yinrong, et moi-même avons visité le zoo d'Adélaïde le samedi 17 août 2013. Nous avons été accueillis par Simone Davey, soigneuse des pandas, et Jason Hakof, conservateur adjoint. Nous avons également pu rencontrer Elaine Bensted, directrice du zoo, et avons partagé une partie de notre journée avec Rosemary Richards, volontaire au zoo et passionnée de pandas qui plus est.

J'ai également pu retourner au zoo le dimanche 18 août après-midi.

 


Rosemary, Melissa, Erica et moi-même, le samedi 17 août 2013 dans le secteur des pandas - © Jérôme POUILLE

 

Le zoo d'Adélaïde, dans l'Etat de South Australia, est le second plus vieux zoo d'Australie et héberge environ 1800 animaux de 300 espèces différentes, exotiques ou locales. Le zoo est également un jardin botanique avec de nombreux arbres exotiques et australiens.

Le zoo d'Adélaïde est la propriété de la Société zoologique royale de l'Etat de South Australia (Royal Zoological Society of South Australia), et cette même société administre également le zoo.

Le zoo d'Adélaïde a ouvert le 23 mai 1883, à une époque où l'intérêt pour l'histoire naturelle était grandissant.

 


L'ancienne entrée du zoo, l'entrée historique - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


L'entrée actuelle, repensée et construite juste avant l'arrivée des deux pandas à Adélaïde - 18 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Juste à l'entrée du zoo cette statue rappelle qu'Adélaïde héberge un couple de pandas - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Le zoo d'Adélaïde n'a jamais accueilli de pandas dans le passé. Les deux seuls zoos australiens ayant reçu des pandas sont le zoo de Melbourne et le zoo de Taronga à Sydney à l'occasion des célébrations du Bicentenaire de l'Australie ; c'était en 1988. La femelle Fei Fei et le mâle Xiao Xiao avaient séjourné du 26 mars au 23 juin à Melbourne et du 4 juillet au 1er octobre à Sydney, avant de quitter l'Australie pour passer quelques semaines à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Près de vingt ans plus tard, en 2007, suite à la visite en Australie du président chinois de l'époque Hu Jintao, le Ministre australien des affaires étrangères de l'époque, Alexander Downer, a annoncé le 1er septembre 2007 que la Chine allait prêter deux pandas au zoo d'Adélaïde pour une durée de 10 ans dans le cadre d'un programme de recherche conjoint (lire l'article). Après plusieurs mois de préparatifs (lire l'article), le zoo d'Adélaïde a annoncé le 25 novembre 2009 (lire l'article) que les deux pandas allaient arriver quatre jours plus tard.

Comme prévu, le mâle Wang Wang et la femelle Funi ont été transférés de Chine vers Adélaïde le samedi 28 novembre 2009 (lire l'article). Dr. Chris West, directeur général de l'époque de la Société zoologique royale de l'Etat de South Australia (Royal Zoological Society of South Australia) et du zoo d'Adélaïde déclarait alors « C'est un rêve qui devient réalité. C'est un voyage qui prend fin et un voyage qui commence ».

 


L'arrivée des deux pandas à l'aéroport d'Adélaïde, le 28 novembre 2009

 


Le transport en camion de l'aéroport vers le zoo

 

Une cérémonie officielle de bienvenue aux deux pandas s'est tenue le samedi 13 décembre 2009 au zoo. Après une prière d'un moine bouddhiste, le Gouverneur général d'Australie, Madame Quentin Bryce, et l'ambassadeur de Chine en Australie, Monsieur Zhang Junsai, ont officiellement souhaité la bienvenue aux deux pandas dans leurs nouvelles installations australiennes.

 

 
Cérémonie du 13 décembre 2009 : prière bouddhiste et ouverture officielle (à droite Madame Quentin Bryce et Monsieur Zhang Junsai)
© Zoo d'Adélaïde

 

Le mâle Wang Wang est né le 31 août 2005 (lire l'article) et la femelle Funi le 23 août 2006 (lire l'article) tous deux au centre de Wolong. Suite au séisme du 12 mai 2008 et à la destruction du centre de Wolong, Wang Wang et Funi ont été transférés à la base de Ya'an Bifengxia respectivement les 23 mai et 18 juin 2008.

Le zoo d'Adélaïde a construit un secteur spécial dans le zoo pour accueillir les deux pandas. Ces installations ont coûté environ 5 millions de dollars australiens et se situent peu après l'entrée principale du zoo. Les visiteurs entrent dans ce secteur en traversant un passage où sont plantés des bambous avant d'arriver vers les enclos.

 


Plan du zoo d'Adélaïde, les installations des pandas sont cerclées en rouge - © Zoo d'Adélaïde modifié par Jérôme POUILLE

 

Zoom sur les installations des pandas géants et des pandas roux - © Zoo d'Adélaïde modifié par Jérôme POUILLE

 

Le secteur des pandas comprend deux enclos extérieurs d'une superficie de 600 m² chacun pour les pandas géants et un enclos extérieur plus petit pour les pandas roux. Un bâtiment abrite les enclos intérieurs des pandas géants et les visiteurs peuvent lire des panneaux d'informations sur les menaces qui pèsent sur l'espèce et son habitat, et la responsabilité de l'homme.

 


Le secteur des pandas héberge également des pandas roux - 18 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Un des panneaux d'information destinés à la sensibilisation du public - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Les enclos extérieurs sont spacieux, plus longs que larges, et très enrichis. Rochers, arbres, bassins, structures pour grimper, végétation, agrémentent les enclos et permettent aux pandas différentes possibilités d'exploration et d'investigation. L'accent a été mis sur l'enrichissement environnemental et durant les deux jours de ma visite, les pandas ont parcouru amplement leurs enclos, sans signe de comportement stéréotypique. Comme me l'a confié Simone le dimanche 18 août, une de ses satisfactions est d'éviter au maximum l'expression de comportements stéréotypiques et en plus de l'enrichissement environnemental des enclos, elle s'attache à enrichir le quotidien des deux pandas, à l'aide d'objets d'enrichissement variés et en cachant la nourriture dans les enclos. L'occupation mentale et physique des animaux est primordiale pour limiter l'ennui et donc l'expression de comportements anormaux et de stress.

 


L'enclos extérieur (noté F sur le plan) occupé par la femelle Funi lors de mes visites - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Le second enclos extérieur, noté F sur le plan et occupé par Funi lors de mes deux visites, comporte un abri où les visiteurs peuvent observer
le panda directement au travers des vitres. 
Cet abri est autour d'un rocher où Funi peut s'asseoir et ce rocher présente la particularité
d'être climatisé en été grâce à l'électricité fourni par les panneaux solaires
- 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

L'enclos extérieur (noté C sur le plan) occupé par Wang Wang les deux jours de mes visites - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Une batterie d'objets d'enrichissement fabriqués sur place - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Funi interagit avec une serviette positionnée sur une branche - 18 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Une société a sponsorisé l'installation de panneaux solaires sur le toit du bâtiment qui abrite les enclos intérieurs et l'électricité produite sert pour les caméras et autres installations dans le secteur des pandas qui nécessitent de l'énergie.

 


Le bâtiment abritant les enclos intérieurs, les espaces pour les soigneurs, et le réfrigérateur pour les bambous.
Le toit du bâtiment est équipé de panneaux solaires - Photos des 17 et 18 août respectivement - © Jérôme POUILLE

 

Les deux enclos intérieurs sont de taille moyenne, mais comportent eux aussi rochers et points d'eau. Lorsque la température extérieure n'est pas trop élevée, comme c'était le cas les deux jours de ma visite puisque nous étions en hiver, les pandas ont le choix entre l'extérieur ou l'intérieur.

 


Vue sur les deux enclos intérieurs, à gauche celui occupé par Wang Wang, à droite par Funi - 18 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Enclos intérieur occupé par Funi lors de mes visites - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Enclos intérieur occupé par Wang Wang lors de mes visites - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Dans le bâtiment se trouvent également quatre enclos non accessibles du public, qui vont servir pour la réalisation de certains examens médicaux, ou encore pour l'isolement de pandas ou au contraire pour les rencontres durant la saison des amours. Ces enclos sont également accessibles par les pandas durant la nuit et ils ont la possibilité la nuit de rester dans les grands enclos intérieurs ou les plus petits.

Enfin, dans le bâtiment se trouve également un petit espace qui servira à la femelle si elle a un petit, pour mettre bas mais aussi pour élever sa progéniture : cet enclos joue le rôle d'une tanière.

 


Tanière où Funi élévera son éventuel bébé durant les premières semaines - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

L'approvisionnement en bambous provient de deux filières. Le zoo s'appuie sur des propriétaires privés qui acceptent de donner leurs bambous pour les pandas, et le zoo se fournit aussi auprès d'une plantation spéciale de 14 hectares à Bolivar, une ville au nord d'Adélaïde. Une vingtaine d'espèces ont été testées mais cinq espèces sont favorites des pandas et sont distribuées préférentiellement. Une des espèces favorites est une espèce locale, dénommée "bambou fougère" et aux feuilles minuscules. Funi et Wang Wang raffolent de cette espèce mais n'en consomment que les tiges. En complément des bambous, les pandas reçoivent des cakes "spécial panda" selon la recette typique de Bifengxia, et des pommes. Seul Wang Wang mange des carottes, Funi les refusant.

 


L'espace réfrigéré servant au stockage des bambous - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


L'espèce de bambou "bambou fougère" dont les pandas se régalent des tiges - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Les gâteaux "spécial pandas", préparés ici sous forme allongée mais coupés en petits morceaux avant d'être distribués aux pandas
17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Wang Wang et Funi sont les seuls pandas vivant dans l'hémisphère sud. La saison des amours est donc en décalé par rapport à l'hémisphère nord et a lieu en ce moment, et la biologie de la reproduction est un des sujets de recherche à Adélaïde qui va permettre de collecter de nouvelles données sur cette période clef de la vie d'un panda, et notamment par comparaison avec l'hémisphère nord. Funi et Wang Wang étant arrivés jeunes à Adélaïde (3 et 4 ans respectivement), ils n'étaient pas encore matures et il est important qu'ils connaissent cette maturité sexuelle en Australie afin que leurs saisons des amours soient en cohérence avec les saisons dans l'hémisphère sud.

 


Un panneau informe les visiteurs que la saison des amours a débuté
et que les padas ont des comportements différents - 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Huang Yan, un expert du Centre Chinois de Recherches et de Conservation du Panda Géant (China Conservation and Research Center for the Giant Panda) entre autres en charge du programme de réintroduction à la base d'Hetaoping, est actuellement à Adélaïde pour assister les experts locaux notamment pour l'insémination artificielle à venir. Il supervise les analyses quotidiennes d'urine et la cytologie vaginale de la femelle Funi afin de déterminer son pic de fertilité.

Simone Davey nous a confirmé que les deux pandas exprimaient de nombreux comportements, marquage du territoire, ronde active dans les enclos, augmentation de l'activité, vocalisations importantes, des témoignages qu'ils sont entrés dans cette période cruciale des amours. Cependant, la chute des températures ces derniers jours a ralenti les changements hormonaux chez la femelle. Malgré tout, j'ai pu observer des pandas inhabituellement actifs les jours de mes visites. Ils ont exploré durant de longues périodes leurs enclos respectifs.

Dr David McLelland, vétérinaire, a précisé lors d'un communiqué publié le 6 août : « Nous espérons qu'ils s'accouplent naturellement ce qui signifierait que notre paire est compatible. Cependant, leur jeune âge et leur inexpérience a empêché tout accouplement naturel les deux années précédentes. En plus des tentatives d'accouplement naturel, l'équipe procédera à une ou plusieurs inséminations artificielles de la femelle, une procédure qui sera conduite par M. Huang ». « Les comportements maternels que nous avons observé durant la seconde pseudo-gestation de Funi sont encourageants et nous confortent dans notre décision d'utiliser l'insémination artificielle cette année ».

Enfin, lors de mes visites, Simone et Jason ont insisté sur l'importance du training pour la réalisation d'examens vétérinaires simples. Entre autres, la femelle Funi a été entraînée à adopter une position couchée pour la réalisation d'échographie, ce qui est primordial pour l'étude de l'éventuelle grossesse à venir. Peu de choses sont connues sur la grossesse du panda, le fœtus étant minuscule. Mais des zoos ont déjà pu observer ce fœtus, c'est notamment le cas à San Diego ou Atlanta. La possibilité de pratiquer des échographies sans anesthésie est un des achèvements du training régulier.

 


Funi, dans son enclos extérieur (noté F sur le plan), le 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Wang Wang, dans son enclos extérieur (noté C sur le plan), le samedi 17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 

Wang Wang, dans son enclos extérieur (noté C sur le plan), le dimanche 18 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Espérons que cette statue à la sortie du secteur des pandas deviennent réalité pour nos deux pandas !!
Croisons les doigts pour un petit cette année !
- 
17 août 2013 - © Jérôme POUILLE

 


Un panda maquillé juste à l'entrée du secteur des pandas - 18 août 2013 - © Jérôme POUILLE

  1. Zoo de Taipei, Taiwan - Visite du 9 août 2013
  2. Parc de Seac Pai Van, île de Coloane, Macau - Visite du 7 août 2013
  3. Zoo de Chiangmai, Thaïlande - Visites des 5 et 6 août 2013
  4. Zoo d'Oji, Kobe, Japon - Visite du 31 juillet 2013

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Pandas - Le panda géant ou grand panda (Ailuropoda melanoleuca) - Existe depuis : Mai 2002            © Jérôme POUILLE : Contactez-moi
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Auteur, rédacteur, concepteur : Jérôme POUILLE                   Appui technique et remerciements : Mathieu FABRION

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